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module de medecine de travail

 
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s.k
Inesmiste Légendaire
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MessagePosté le: Jeu 23 Déc - 00:18 (2010)    Sujet du message: module de medecine de travail Répondre en citant

UNIVERSITE BADJI MOKHTAR DE ANNABA
INSTITUT DES ETUDES DE SCIENCE MEDICALE
  


   MODULE DE MEDECINE DU TRAVAIL
  
  

                                               Du 12/03/2005 au 14/04/2005

 




ELEMENTS D’HYGIENE
INDUSTRIELLE


INTRODUCTION :
  C’est une science un art, qui a pou objet d’identifier les facteurs de risques et les agresseurs professionnels, de les évaluer et de les contrôler
DEFINITION :
A-    NOTION DE RISQUE :
  En épidémiologie, c’est la probabilité ou l’éventualité de survenue d’un évènement fâcheux : accident, maladie ou décès
  Le risque ne peut être évalué à partir de l’observation d’un seul individu
  Le risque évalué à posteriori, pour une période déterminée est
Egale à 100% si l’individu est atteint
Egale à 0% si l’individu n’est pas atteint
B-    NOTION DE FACTEUR DE RISQUE :
  C’est toute condition ou touts facteurs indiquant un accroissement du risque du développer la maladie l’accident ou d’entraîner un décès
En pratique un facteur de risque est déclaré facteur de risque si le risque calculé chez les exposés s’avère d’une façon significative plus important que le risque naturel estimer à partir du groupe des non exposés
C-    NOTION D’AGRESSEUR :
 Ce sont des substances ou agents pour lesquels à l’exposition sont nécessairement un effet sur la santé chez tous les individus exposés
CLASSIFICATION DES FACTEURS DE RISQUE ET DES AGRESSEURS PROFESSIONNELS :
D-    PHYSIQUES :
Radiations ionisantes et non ionisantes
Pression
Ambiance thermique
Vibration et bruit
E-    CHIMIQUES :
Pour les métaux : mercure, plomb, CO, arsenic, nickel, chrome, béryllium
Pour les organiques : hydrocarbure, amines aliphatique et aromatique
F-    BIOLOGIQUES : se sont les organismes vivants présent dans l’environnement du travail : bactérie, virus, parasite, mycose, insecte……
G-    ERGONOMIQUES :
Geste professionnel
Postures professionnelles
Ambiance
Horaire du travail
VOIES D’ENTREE DES FACTEURS DEE RISQUE ET AGRESSEURS :
H-    VOIE DIGESTIVE : (+)
      Accidentelle ou suicidaire
I-    VOIE RESPIRATOIRE (+++)
       Les aérosols : poussière, gaz, fumées, vapeurs
J-    VOIE CUTANEE : (++)
      Métaux ou substances organiques
N.B : pour les agents physiques : tout le corps est exposé ou une partie en sera affectée souvent on parle d’action localisée
   Exemple :
Bruit           =>  Appareil auditif
Chaleur       =>  Action locale et générale
RI et RNI   =>  Action locale et générale
DIFFERENTS TYPES D’EXPOSITION :
K-    EXPOSITION INSTANTANEE :
v    Intensité d’exposition très élevée
v    Durée d’exposition ≤ 03 minutes
v    Apparition immédiate des effets
Exemple :
Intoxication à l’hydrogène sulfuré
Bruit d’explosion
L-    EXPOSITION COURTE :
v    Intensité d’exposition élevée
v    De courte durée = 15j
v    Evolution rapide vers l’apparition des effets
Exemple :
Intoxication à l’oxyde de carbone
Coup de chaleur
M-    EXPOSITION CHRONIQUE :
v    Intensité d’exposition faible ou moyenne
v    Exposition continue 08h/j et 40h/semaine pendant plusieurs années
v    Intoxication chronique
Exemple :
Pneumoconiose
Surdité liée au bruit
NORMES :
N-    CONCEPT :
Préservation de la santé


Elimination complète des facteurs de risque
et d’agresseurs professionnels


Si élimination impossible :
Soit an terme de faisabilité technique
Soit au terme de faisabilité économique


Nécessité de définir de façon quantitative des niveaux
d’exposition qui n’entraînent pas des risques
 d’atteinte à la santé => Normes
O-    OBJET DES NORMES :
      Evaluer le risque auquel s’expose le travailleur
P-    FONDEMENT DES NORMES : L’utilisation de ce concept est basée sur :

                           La relation « Dose – Réponse »


                             La relation « Dose – Seuil »    
                                            

                         DS*= point de référence de la présentation de l’apparition des effets
Q-    LIMITES DES NORMES : pour l’interprétation des normes, tenir compte des faits suivants
1.    Certains substances sont absorbées par la peau
2.    Normes réalisées pour une exposition 8h/j et 40h/semaine seulement
3.    Normes établies pour des sujets normaux
4.    Les critères de détermination de la norme ont pu être différencie
5.    Les normes sont établies pour une exposition à une seul substance
6.    Plusieurs normes sont basées sur l’analogie chimique
7.    Pas de norme pour toute substance ce qui veut dire elle ne sont pas sans danger
8.    Les normes ne doit pas être utiliser comme des normes de pollution
9.    La notion des normes n’est pas appliquée aux substances cancérogènes
10.    La notion des normes n’est pas appliquée aux substances tératogènes à l’exception des radiations ionisantes




FACTEURS DE RISQUE ET
AGRESSEURS PHYSIQUES


INTRODUCTION :
v    Bruit
v    Vibrations :
§    >20 Hz => syndrome de Raynaud, arthrose, maladie de Kienbörk (ostéo-nécrose)
§    2 à 20 Hz : lombalgie chronique
§    <2 Hz : mal de mer, mal de transport
v    Rayons ionisants : radiométrite aiguë et chronique, cataracte, cancer, leucémie, mal formation du Nné. Il faut demander si la femme est enceinte ou non, l’accès est interdit sauf le manipulateur qui est protégé
v    Pression : hypobar P< à la pression atmosphérique ; hyperbar P> à la pression atmosphérique (accident mécanique et toxique)
IMPORTANCE DU PROBLEME:
v    Nombre élevé des travailleurs exposés
v    Modalité et coût social élevé : risque de surdité élevé, accident du travail à d’autre effet sur la santé
v    Effets sur production et coût économique : diminution de la production et de la performance des travailleurs, augmentation de l’absentéisme
DEFINITION :
 Par les acousticiens : son ou ensemble de sons indésirable et déplaisant et gênant, gène de perception d’un autre son ; entraîne dommage physique, psychologique et physiologique
PHYSIQUE DE BRUIT :
A-    DEFINITION DU SON :
Ebranlement élastique oscillatoire et périodique du milieu (gaz, liquide ou solide) dans lequel il se produit, perceptible par l’oreille humaine
B-    CARACTERISTIQUE DU SON :
1-    FREQUENCE : nombre de vibration de pression/seconde, unité de mesure Hertz (Hz), caractérise :
Son grave <1000 Hz
Son aigu >1000 Hz
2-    AMPLITUDE : ou le niveau de sonore
a-    Puissance acoustique : la source sonore rayonne dans toute les directions sous forme d’ondes sonores ayant une certaine énergie appelée puissance acoustique exprimée en Walt
La gamme de puissance acoustique de l’oreille humaine est de 10-12 et 100Walt
b-    Intensité acoustique : dans une direction donnée on défini l’intensité acoustique égale à la puissance acoustique par unité de surface(Walt/m²)
10-&é Walt/m² < gamme d’intensité audible < 100 Walt/m²
c-    Pression acoustique : 2.10-5 P (Pascal) < gamma pression audible <100P
Ces différents unités non pratique, on utilise à leurs place le Décibel (dB)
Le niveau sonore= 10 log10 Puo/Pur = 10 log10 Io/Ir = 20 log10 Po/Pr
Comparaison des deux échelles de pression :
   20       200      2000     20000      200000       2000000      µPa
    0         20        40          60             80               100            dB
3-    DUREE : On distinguee:
a-    Bruits continues:
v    Stable : si la fluctuation < 2 dB
v    Fluctuant : si > 2dB continu mais fluctuant
b-    Bruits intermittent:
c-    Bruits impulsifs : dont la durée est < à une seconde
INSTRUMENTS DE MESURE :
C-    SONOMETRIE : Evaluation des ambiances sonores
D-    DOSIMETRIE : Evaluation de l’exposition des travailleurs
E-    ANALYSE SPECTRALE : pression décébèl les bruits aigus, et mettre en place des moyens de prévention




FACTEURS DE RISQUE ET
DEMARCHE ERGONOMIQUES


۱- FACTEURS DE RISQUE ERGONOMIQUES :
DEFINITION :
  Selon Alain Wisner, l’ergonomie est l’ensemble des connaissances scientifiques que peut utiliser l’homme pour concevoir et utiliser des machines, machines, équipements avec le maximum de confort et de sécurité et d’efficacité
FACTEURS DE RISQUES LIES A LA CONCEPTION :
A-    DU PLAN DE TRAVAIL : surface sur la quel le travailleur est déployé dépend :
Facteurs anthropométriques (science de mesure du corps humain)
Confort postural
Disposition
1-    POSTE DE TRAVAIL : occupé par plusieurs personnes selon horaire et remplacement
2-    TAILLE : variable selon âge, sexe, race
3-    CONCEPTION DU PLAN DE TRAVAIL : repéré par sexe
4-    CONCEPT : ou connaissance de l’angle du confort : pour les articulations (travail sans douleur ni trouble), en fonction de la limite > et <, si > valeur seuil => pathologique
5-    POSTURE DE TRAVAIL : il faut adopter une posture correcte pendant une période donnée du travail. Ces postures résultent d’un compromis d’adaptation entre éléments non pris en compte qui peut être :
v    Limitatifs du confort et du rendement :
o    Activité visuelle
o    Effort (intensité, durée, points d’impact)
o    Rythme du travail
v    Avec respect des règles minimales :
o    Hauteur plan du travail : les relier aux autres moyennes (50°centile)
o    Atteinte en profondeur : les relier aux possibilité des sujets petits (50°centile)
o    Aménagement des accès avec de l’outillage ou suppression des obstacles (logement des jambes), les relier aux grandes tailles(95°centile)
B-    ENOMBREMENT / ACCESSIBILITE :
v    Circulation : ne pas oublier notamment l’accès des sujets handicapés et l’accès pour l’entretient industriel
v    Aisance gestuelle : pénibilité e et durée de posture
v    Evacuation : surtout si urgence
C-    ORGANES DE DIALOGUE :
v    Caractéristique des organes
v    Convivialité dans l’utilisation
FACTEURS DE RISQUE LIES A L’ENVIRONNEMENT PHYSIQUE ET CHIMIQUE :
D-    AMBIANCE THERMIQUE :
§    Température idéale 16 –22°C
§    Vitesse de l’air : la vitesse idéale 0,1 m/seconde
§    Hygrométrie : humidité ambiante ; brouillard= humidité à 100%, elle ne devrait pas > 50%, ne devrait pas <10%
E-    AMBIANCE SONORE :
§    Intensité : s’exprime en dB, l’intensité lésionnelle est >85dB
§    Fréquence : la fréquence conservatrice : 200-2000Hz ; la surdité professionnelle apparaîtra à 40000Hz, le scotome apparaît à 4000Hz
§    Durée d’exposition au bruit : plus on est exposé, plus il y a de risque
F-    AMBIANCE LUMINEUSE :
§    Eclairement
§    Luminance
§    Contraste
G-    ESPACE DE TRAVAIL :
§    Dimension des pièces
§    Ouvertures
§    Aération
FACTEURS DE RISQUE LIES A LA L’ORGANISATION DU TRAVAIL :
H-    DUREE DE LA TACHE :
§    Découpage du travail : plus on découpe le travail, on a risque élevé sur la santé
§    Fréquence d’utilisation des outils
I-    RELATIONS :
§    hiérarchique verticale : si mauvaise, problème de santé
§    communication inter-individuelle
J-    AUTONOMIE :
§    Rythme de travail :plus il est élevé => problème de santé
§    Gestion du travail et de repos
§    Variation d’allure
K-    TRAVAIL EN EQUIPE :
§    Les pauses de l’équipe
§    Rotation des équipes
§    Roulement sur le poste
L-    HORAIRES DU TRAVAIL :
§    Liberté des horaires du travail
§    Mode de rattrapage
M-    DEPLACEMENT PHYSIQUE :
§    Longueur : augmentée => problème de santé
§    Répétition : élevée => problème de santé
FACTEURS DE RISQUE LIES AU CONTENU DU TRAVAIL :
N-    RESPONSABILITE :
§    Probabilité d’erreur : augmenté => problème de santé
§    Conséquences d’erreur : augmentée => problème de santé
§    Prise de décision
O-    INTERET DE LA TACHE :
§    Emploi des capacités
§    Diversification des activités est de meilleurs répercussion sur la santé
§    Identification au produit
P-    CHARGE MENTAL :
§    Prise de décision
§    Niveau d’attention
§    monotonie



FACTEURS DE RISQUE ET
AGRESSUERS CHIMIQUES


INTRODUCTION :
  Les facteurs de risque chimiques augmentent de nombre chaque jours et ont fait ou ont un effet sur la santé et l’économie. Il existe sous plusieurs familles : gaz, vapeur, brouillard, fumée, poussière
DEFINITIONS :
A-    GAZ : C’est une matière présente dans l’atmosphère à l’état de fluide extensible et compressible dans des conditions de température et de pression normale, soit respectivement 25 et 101 Kilo pascal (1 Bar = 760 mmhg = 101 Pa) :
NOx : oxyde d’azote, gaz extrêmement irritant des voies aériennes, muqueuse. Si intoxication => irritation => OAP lésionnel 36-72 h après l’intoxication
Acétylène (existe dans la soudure) gaz asphyxiant simple, non chimique comme le CO => étouffement par manque de O2
CO : monoxyde de carbone
B-    VAPEUR : matière présente dans l’atmosphère à l’état fluide extensible et compressible (état gazeux) et provenant de l’évaporation d’un liquide ou d’un solide (métal) exemple : mercure, naphte, camphre naphtalène
§    Mercure : intoxication chronique ; le mercure est le seul métal qui existe à l’état liquide, à une température naturelle, il émet des vapeurs très neurotoxique et néphrotoxique
§    Térébenthine : dilue les graisses, la peinture et qui émet des vapeurs
§    Naphtalène : neurotoxique  
C-    BOUILLARD : matière liquide en suspension dans l’aire sous forme de gouttelettes produit soit par pulvérisation d’un liquide ou d’un solide . Exemple : brouillard de l’huile de peinture, d’insecticide, acide sulfurique
D-    FUMEE : matière solide en suspension dans l’atmosphère sous forme de fines particules produite soit par condensation ou par combustion. Exemple : fumée de sondage d’un métal en fusion, d’un feu de bois ou d’une cigarette
E-    POUSSIERE : matière solide en suspension dans l’atmosphère sous forme des particules produites par un travail mécanique tel le broyage et le mélange. Exemple : poussière de bois, de grains, de matière solide organique ou métal
  Entraîne un cancer de  l’ethmoïde, asthme professionnel, pneumoconiose,
UNITES DE MESURE :
  Utiliser en hygiène industrielle sera mené toujours à un rapport = concentration = quantité de matière / volume d’aire
  Les unités les plus courantes sont :
§    Mg/m3 mg de contaminant / m3 d’aire
§    PPM en volume : quantité de matière = volume de contaminant / million de volume d’aire ; utilisé surtout pour gaz, vapeur à petite quantité.
         Exemple : 01 ppm=01 litre de contaminant /1000000 litre d’aire
§    F / cm3 fibre/ cm3 : quantité de matière = nombre de contaminant de fibre /volume d’aire en cm3


       N.B : Définition de niveau d’intervention (NI)
C’est la concentration du contaminant où fait du risque chimique à partir de laquelle il paraît nécessaire de mettre en place un mécanisme préventif de façon a empêcher cette concentration d’atteindre la norme d’exposition 50% valeur de NI
§    Elle est < à la norme d’exposition(NE) du contaminant chimique étudié
§    Est souvent du point préventif la moitié de norme d’exposition NI= NE/2
NORMES D’EXPOSITION :
F-    DEFINITION : sont des limites de concentration à ne pas dépasser ; il ont été établies dans le but de protection et préservation de la santé ; soit élimination complète du contaminant, si impossible=> définir quantativement les niveaux d’exposition sans atteinte à la santé => normes
G-    OBJETS DES NORMES : Evaluer le risque auquel s’expose le travailleur
H-    FONDEMENT DES NORMES : l’utilisation de ce concept est basée sur la relation « Dose – Réponse » : notion de la dose seuil (DS) si :
§    [ ] = 0 => il n’existe pas d’effet sur la santé
§    [ ] élevée => il existe des effets sur la santé
I-    ORIGINE : France – Allemagne – Russie – USA (OSHA- ACGIH)
J-    TYPE DE VALEURS DE REFERENCE : ACGIH
1-    TLV twa : « treshold limit value time weighted averege » ( valeur limite d’exposition pondérée dans le temps) Concentration moyenne admissible ; c’est la valeur moyenne d’exposition limite, d’exposition quotidienne d’un travailleur à contaminant pendant une période de travail de 08h
2-    TVL stel : « Treshold limit value short time exposure level » (valeur limite d’exposition de courte durée) Concen,tration maximale admissible : c’est la valeur limite d’exposition d’un travailleur à un contaminant pendant une période de 15 mn consécutive/jour de travail
3-    TVL c: « Treshold limit value ceiling »  (valeur limite d’exposition instantanée) Concentration valeur plafond: c’est la valeur limite d’exposition d’un travailleur à un contaminant à ne jamais dépasser pendant quelque durée que se soit => Danger
STRATEGIE D’ECHANTILLONAGE : implique :
§    Une planification rigoureuse
§    Détermination du niveau d’intervention :
o    Calendrier des activités d’échantillonnage
o    Technique de prélèvement
o    Technique d’échantillonnage
o    Type de prélèvement
o    Méthodes de prélèvements
INSTRUMENTS DE MESURE :
§    Prélever un échantillon de mesure
§    Extraire le contaminant
§    Analyse immédiate ou au laboratoire de l’échantillon






FACTEURS DE RISQUE ET
AGRESSEURS BIOLOGIQUES


INTRODUCTION :
   La dernière enquête SUMER en France a montré que 20% des travailleurs font face à des risques biologiques
   Les risques biologiques sont des risques engendré par des micro-organismes y compris les micro-organismes génétiquement modifier, culture cellulaire et les endoparasites humains qui sont susceptible d’engendrés une allergie, infection ou intoxication. Or les micro-organismes sont des entités microbiologiques cellulaire ou non qui sont capable de se reproduire et de transférer du matériel génétique
   La culture cellulaire est le résultat de la croissance in vitro de cellule isolé d’organisme multicellulaire
CLASSIFICATION :
A-    EN FONCTION DE L’AGENT BIOLOGIQUE :
1-    GROUPE I : Agents biologiques non susceptible de provoquer une maladie chez l’homme
2-    GROUPE II :
Agents biologiques qui peuvent provoquer une maladie chez l’homme et peuvent constituer un danger chez les travailleurs,
Leurs propagation dans la collectivité est peu probable,
Il existe une prophylaxie ou un traitement efficace
3-    GROUPE III :
v    Agents biologiques qui peuvent entraîner une maladie grave chez l’homme, qui peuvent présenter un danger important pour le travailleur
v    Leurs propagation dans la collectivité est possible
v    Il existe une prophylaxie ou un traitement efficace
4-    GROUPE IV :
v    Agents biologiques qui peuvent provoquer des maladies graves chez l’homme et un danger très important pour les travailleurs
v    Le risque de propagation dans la collectivité est élevé
v    Il n’existe pas de prophylaxie ni traitement efficace
B-    EN FONCTION DU TYPE D’EXPOSITION :
1-    TYPE I : Activité ou micro-organisme utiliser de façon délibéré volontaire
2-    TYPE II : Activité qui n’implique pas l’intention délibéré avec un agent biologique, mais les activités peuvent exposer les travailleurs à un ou plusieurs agents biologiques  
3-    TYPE III: C’est le travail en station d’épuration des eaux usées
C-    EN FONCTION DE LA DUREE D’EXPOSITION :
1-    NIVEAU I : Durée d’exposition < 2h :S
2-    NIVEAU II : Durée d’exposition comprise 2 –9h/S
3-    NIVEAU III : Durée d’exposition 10 – 19h/S
4-    NIVEAU IV : Durée d’exposition > 20h/S
RECONNAISSANCE / DETERMINATION :
D-    ARGUMENTS PROFESSIONNELS :
1-    PROFESSIONS ET TRAVAUX EXPOSANTS : travailleurs : agricoles, abattoirs, conserverie, des milieux hospitaliers, laboratoire, service de nettoyage, buanderie, égouts, usine de traitement des eaux usées …
2-    TYPES DE LA GRAVITE D’EXPOSITION : plusieurs fonctions dont :
v    Résistance individuelle
v    La voie de pénétration
v    Durée d’exposition
v    La virulence du micro-organisme
v    La dose
3-    VOIES DE PENETRATION : les voies de pénétration habituelles sont la peau plus particulièrement si elle est lésée, la voie digestive et respiratoire
4-    MOYENS DE CONTROLE :
v    La salubrité des lieus de travail et des aires de repos
v    Eviter les blessures, traitement immédiat de toute blessure même minime
v    La vaccination préventive appropriée
v    L’interdiction de boire, fumer et manger dans les lieus de travail
v    L’hygiène personnelle
v    La propreté des vêtements de travail
v    Le nettoyage et désinfection appropriée
E-    ARGUMENTS CLINIQUES :
1-    SYMPTOMES NON SPECIFIQUES : frissons, sensation de chaleur sèche, sudation, céphalée, algies diffuses, anorexie, asthénie, modification de la coloration des téguments et des muqueuses, modification de la couleur et du débit urinaire, modification des habitudes fécales, nausée, vomissement
2-    SYMPTOMES SPECIFIQUES :
v    Température élevée
v    Purpura, furoncle
v    Syndrome neurologique
v    ADP
F-    ARGUMENTS ENVIRONNIMENTAUX : indice peut également aider à circonscrire le problème :
v    Odeurs nauséabondes ou caractéristiques (rance, putride, moisissures..)
v    Présence d’un processus de fermentation ou dégagement de gaz
v    Manipulation des produits d’origine fécale(égouts, fosses septiques..)
v    Manipulation des produits biodégradables ou putréfiables (ordures ménagères, viande non comestible…)
v    Manipulation de substance contenant régulièrement ou à l’occasion des micro-organismes (buanderie, lavage des vaisselles..)
v    Contacte avec des objets ou des personnes atteintes d’une maladie transmissible ou lors d’une épidémie
METHODES / PRELEVEMENTS / TRANSPORT :
v    Nature, situation spéciale, transmission
v    Agent causal
v    Echantillonnage global : prélèvement de quantité connue comme l’aire
v    Echantillonnage spécifique : culture en milieu anaérobie ou aérobie
v    Transport et conservation : 4 – 7°C
IDENTIFICATION / EVALUATION / DEMARCHE :
G-    ETABLISSEMENT :
v    Genre d’établissement
v    Risque pour la santé (dus aux agents biologiques)
v    Technique de prévention
v    Expérience antérieure de l’établissement relativement aux contaminant biologique
H-    TRAVAILLEURS :
v    Nature du travail (fonction, tâches)
v    Expérience pour ce genre de travail
v    Symptômes individuels ou communs à d’autres travailleurs
v    Diagnostic médical s’il y a lieu
v    Conditions environnementales
I-    PRELEVEMENTS :
v    Les circonstances : exigent-elles un prélèvement ? (consulté ou exposé)
v    Méthode de prélèvement
v    Endroits précis
v    Durée du prélèvement
v    Nombre d’échantillons
v    Conservation d’échantillon
v    Date d’expédition des échantillons
J-    RAPPORT D’ANALYSE :
v    Interprétation des résultats par un expert
v    Décisions du responsable (avec la collaboration d’un expert)
REPARATION MEDICO-LEGALE :

 
Maladies    N° TMP    Maladies    N° TMP       
v1    Tétanos
v2    Charbon
v3    Leptospirose
v4    Brucellose
v5    Ankylostomose
v6    TBC
v7    Hépatite virale
v8    Mycose cutanée    07
18
19
24
28
40
45
46    v9    Rickttsiose
v10    Poliomyélite
v11    Amibiase
v12    Rage
v13    Tularémie
v14    Kératoconjonctivite
v15    Maladie cutanée du personnel
       de santé    52
53
54
55
67
79
75    





SURVEILLANCE MEDICALE
 EN SANTE AU TRAVAIL


INTRODUCTION :
   Il existe des facteurs environnementaux susceptibles d’influencer la santé : physique, chimique, biologique, ergonomique, sécuritaire
   Caractéristiques individuelles modulants l’influence des facteurs environnementaux : sexe, âge, conditions physiques, personnalité, facteurs génétiques, nutrition, maladie…
   Dispositifs préventifs :
Prévention primaire : toute action visant à empêcher  l’installation de la maladie
Prévention secondaire : dépistage précoce de la maladie
Prévention tertiaire : action visant à empêcher l’installation de séquelles  
METHODES DE SURVEILLANCE M2DICALES :
A-    SURVEILLANCE MEDICALE UNIVERSELLE : Fait en abstraction du post du travail :
1.    Applicable lorsqu’on ne dispose pas d’information en hygiène industrielle
2.    Intervention portant sur l’homme seul (aucune connaissance du post du travail)
3.    Examen le plus complet possible avec utilisation de tous les moyens disponibles
4.    Aptitude à tous les postes prononcés lorsqu’il n’y a aucune anomalie
5.    Les caractères opérationnelles :
Ø    Concerne l’ensemble du personnel
Ø    Continu, standard, indépendant du profil d’exposition
Ø    Aptitude à tous les postes
Ø    Utilisation de tous les moyens techniques disponibles
B-    SURVEILLANCE MEDICALE SPECIFIQUE : Conçue spécifiquement en fonction du profil des nuisances du post du travail
Nécessite un étape préalable, la mise en œuvre d’un programme d’hygiène industrielle, on a 03 étapes dans ce programme :
Ø    Repérage des sujets exposés
Ø    Caractérisation des expositions
Ø    Elimination ou contrôle des nuisances
Elle concerne les sujets exposées et vulnérables

Caractéristiques opérationnelles du programme du SMS :ils sont 04
Surveillance concerne les travailleurs exposés
Le contenu de la SM varie selon le profil d’exposition
L’aptitude est fonction des exigences du post
La surveillance utilise des moyens et techniques appropriés
CONTENU DE LA SURVEILLANCE MEDICALE :
C-    VISITE D’EMBOUCHEMENT :
1.    Détermine les problèmes de santé pré existantes qui ne sont pas compatible avec les nuisances rencontrées dans les postes du travail envisager pour l’affectation
2.    Détermine le poste du travail le mieu adapter du sujet compte tenu de ses aptitudes physiques, psychologiques, de sa morbidité réelle ou sous jacente
3.    Etablir correctement la valeur de référence des paramètres utilisés en surveillance continue
D-    VISITES PERIODIQUES :
1-    OBJECTIFS :
Vérifier l’évolution des valeurs de références des paramètres soumis à la surveillance
Dépister précocement toute altération de la santé
Vérifier le maintien de l’aptitude
Recueillir des informations nécessaires pour déterminer la prévalence ou l’incidence des signes ou des problèmes par classe d’exposition
2-    CONTENU : imposé par la nature de l’exposition
3-    PERIODICITE : détectée par l’histoire naturelle des problèmes de santé
Exemple : silicone : tous les 02 ans, mercure tous les mois,…
E-    VISITES SPONTANEES :
1-    DIVERS MOTIFS :
Concernant directement la santé du consultant (affection bénigne ou pathologie chronique récurement déclarée)
Conditions du travail et nuisances du post
2-    INTERETS :
Exposé certains difficultés, situations conflictuelles
Conditions du travail anormales, nuisances professionnelles ignorées
F-    VISITES REPRISES :
1-    INDICATIONS :
Absence pour cause de maladie professionnelle, arrêt de travail
Congé de maternité
Une absence de plus de 03 semaines
Absences répétés
2-    BUT :
Déterminer les rapports entre les conditions de travail et la maladie ou l’absence
Apprécier l’aptitude a reprendre le post ou la nécessité d’un changement du post
SURVEILLANCE BIOLOGIQUE :
C’est une méthodes d’appréciation du risque des sujets exposés à des substances chimiques basées sur une estimation de l’exposition interne de l’organisme
Réservée aux substances qui exercent des effets systématiques doivent être distinguer :

G-    NORME DE LA SURVEILLANCE BIOLOGIQUE :
   

Exemple : mercure µg/l

    
H-    PRINCIPAUX TESTS :
Dosage des substances ou métabolites dans le milieu biologique : test sélectif ou non sélectif
Mesure d’un effet biologique non toxique corrélée avec la dose interne
Estimation de quantité de produit actif fixé sur les sites critiques
I-    AVANTAGE DE LA BIOLOGIE :
1.    meilleure évaluation du risque
2.    prend en considération toute les voies de pénétration
3.    intègre l’exposition pour toute les sources d’exposition
4.    permet de tester l’efficacité des mesures préventifs







SURDITES PROFESSIONNELLES

DEFINITIONS :
A-    SURDITE SYMPTÔME : diminution de l’audition uni ou bilatérale ; partielle ou totale quelque soit l’intensité, le siège ou la cause
B-    SURDITE D’ORIGINE PROFESSIONNELLE : surdité survenant suite à une blessure ou suite à une maladie survient par le fait ou à l’occasion d’un travail et qui est caractéristique de ce travail ou reliée directement aux risque particulier de ce travail
C-    LA SURDITE PROFESSIONNELLE : c’est un trouble de l’audition déterminer par une exposition chronique au bruit, le risque attribuer de surdité attribuable au bruit augmente avec son  intensité, sa fréquence et la durée d’exposition
FACTEURS DE RISQUE DES SURDITES PROFESSIONNELLES :
D-    FACTEURS DE RISQUE PHYSIQUES :
Brûlures
Variation brutale de pression : > 400 m bar => rupture du tympan
Engelures : brûlure causer par le froid
Traumatisme crânien
Electricité
Fractures : fracture du rocher
Bruit industriel
E-    FACTEURS DE RISQUES CHIMIQUES :
Ø    Monoxyde de carbone
Ø    Plomb
Ø    Phosphore
Ø    Désulfure de carbone
Ø    Arsenic
Ø    Mercure
Ø    Oxygène
Ø    Médicaments ototoxiques : antibiotique, antipyrétique, diurétique, antinéoplasique
F-    FACTEURS DE RISQUE BIOLOGIQUES : bactérie, virus  …
CLINIQUE :
G-    PREMIERE PHASE :C’est la stade de fatigue auditive réversible caractériser par :
Ø    Installation du trou auditif aux 4000Hz, la chute de 30-50 dB
Ø    Disparaît en quelque heures après retrait de l’ouvrier du milieu bruyant
Ø    L’audition de la voix n’est pas atteinte
H-    DEUXIEME PHASE : Phase de latence caractériser par :
Ø    La permanence du scotome au 4000 Hz
Ø    Les sons aigus et fins (tel que le tic tac d’une montre) ne sont plus audibles
Ø    L’audition de la voix n’est pas altérée
I-    TROISIEME PHASE :
Ø    Perte sensible de l’audition de la voix normale
Ø    La voix chuchotée n’est plus perçue
Ø    Association inconstante d’acouphène
Ø    L’audiomètre montre que les fréquences voisines de 4000Hz sont altérées  
J-    QUATRIEME PHASE : le malade est un sujet handicapé sensoriel et professionnel définitif
Ø    La voix normale n’est plus perçue
Ø    Les acouphènes sont permanent
Ø    L’audiométrie montre que les sons graves sont parfois respecter mais la courbe devient plongeante vers les aigus, plus le son devient aigu plus son déficit est considérable




CARACTERES DE LA SURDITE PROFESSIONNELLE :
1.    Apparition du scotome à 4000 Hz
2.    Surdité bilatérale jamais unilatérale
3.    Surdité symétrique
4.    Résulte d’une lésion endochocléaire
5.    Surdité de perception pure
6.    Il existe un recrutement sur les fréquences lésés
7.    Les courbes du seuil de conduction osseuse et aérienne sont parallèle et superposée
8.    C’est une surdité qui s’aggrave pas après cessation d’exposition au bruit
DIAGNOSTIC DIFFERENTIEL : Ce sont les surdités de perception bilatérale
Ø    Maladie de Ménière
Ø    Labyrinthites infectieuses
Ø    Otospongiose
Ø    Otite tuberculeuse
Ø    Traumatisme crânien ou chirurgicale
Ø    Surdité d’origine toxique
Ø    Neurinome de l’acoustique , Presbiacousie
TRAITEMENT : actuellement il n’y a pas de traitement, meilleur reste la prévention dans le cadre de visite d’embauche et la surveillance chaque 06 mois
REPARATION MEDICO-LEGALE :
Ø    La surdité professionnelle est réparée par le 42° tableau de maladie professionnelle indemnisable :
1.    La liste des travaux est limitative
2.    Le délai de prise en charge est de 03 mois
3.    La durée d’exposition est de 02 ans
Ø    Le blaste auriculaire est repéré comme un accident du travail ( c’est une surdité brutale due à une forte explosion et dont le durée est < 1sc)

SILICOSE

DEFINITION:
Pneumoconiose provoquée par l’inhalation prolongée de particules de silice libre ou bioxyde de silicium sous forme cristalline
POUSIERES PATHOGENES :
A-    TAILLE :
Particules de diamètre < 5microns, dites poussières respirables
B-    NATURE CHIMIQUE :
Forme amorphe : Inerte
Forme cristalline :
§    Quartz
§    Gistobalite
§    Tridymite
§    Coésite
Sous l’effet des hautes températures, la silicose amorphe peut se transformer en silice cristallisée
C-    QUANTITE :
 Supérieur à 10/ % quartz +2
D-    SOURCE D’EXPOSITION :
Mines et travaux publics
Travaux de carrière
Travaux de fonderie : décochage, ébarbage, meulage
Sablage « sandblasting »
Entretien réparation et démolition des hauts fourneaux
Fabrique de porcelaine, faïence, céramique/verrerie- cristallerie
Broyage de sable
Meulage à meule en grés
Taillage et palissage des pierres riche en silice
RADIOLOGIE :
E-    CLASSIFICATION INTERNATIONALE 1980 :
1-    PETITES OPACITES : Densité
Catégorie 0 => Absence d’opacité
Catégorie 1, 2, 3 => densité croissante définie par les clichés types :
§    1 faible abondance
§    2 abondance moyenne
§    3 très abondante
Echelle de densité à 12 degrés : exemple : 0/1, 1/1, ½
Taille et forme
 
Arrondie
(diamètre)     mm    Irrégulières
(largeur)        
P    <1,5    S       
Q    1,5-3    T       
r    3-10    u    

2-    OPACITES MIXTES : définie par l’association des 02 sigles, le premier cité étant celui des anomalies dominants ; exemple : qt, ur
3-    GRANDES OPACITES :
A=> présence d’une ou plusieurs opacités :Ф + Ф + Ф 1-5cm
B => dont la surface globale est en plus <1/3 supérieur du poumon droit cm²≤ ru
C => cm²> ru
F-    CARACTERES GENERAUX DES IMAGES RADIOLOGIQUES DE SILICOSE :
Bilatéralité, symétrie habituelle
Atteinte unilatérale des apex et des bases
Opacités nodulaires indélébiles de nombre croissant avec tendance à la confluence
SYMPTOMATOLOGIE CLINIQUE :
G-    CLINIQUE :
Dyspnée
Toux et expectoration
Douleurs thoraciques
Hémoptysie
Etat général habituellement conservé
Dissociation radio-clinique
H-    EPREUVES FONCTIONNELLES RESPIRATOIRES :
1-    SPIROGRAPHIE :
Ø    VEMS premier touché : troubles obstructifs
Ø    CV et VEMS diminués : trouble mixte + + +
Ø    Trouble purement restrictif : rare
Ø    Volume résiduel souvent augmenté
2-    GAZOMETRIE :
Hypoxémie modérée
Hypercapnie tardive
FORMES CLINIQUES :
I-    D’APRES L’EVOLUTION :
Silicose discrète latente
Forme suraiguë mortelle en quelque mois
J-    D’APRES L’ASPECT RADIOLOGIQUE :
Forme nodulaire unilatérale
Forme nodulaire calcifiée
K-    D’APRES LES AFFECTIONS CONCOMITTANTES :
Ø    Association à une polyarthrite chronique évolutive : Syndrome de Coplan-Colinet
Ø    Association à la sclérodermie
COMPLICATIONS :
Silico-tuberculose
Infections bronchopulmonaires
CPC
Pneumothorax
Emphysème
Nécrose aseptique des masses  pseudo tumorales





PATHOLOGIES DE L’EPOSITION
A L’AMIANTE


DEFINITION :
A-    PATHOLOGIES :
Ø    Fibrose pulmonaire : asbestose
Ø    Amiante cancérogène reconnu + ++
Ø    Problèmes actuels : pollution écologique
B-    PROPRIETES DE L’AMIANTE :
Ø    Matériaux pourrant être tissés
Ø    Ininflammabilité
Ø    Plasticité
Ø    Résistance aux hautes températures
Ø    Grande résistance à la traction
Ø    Excellence performance à la friction
Ø    Résistance aux acides et aux bases
Ø    Résistance aux micro organismes  
C-    CLASSIFICATION :
1-    SERPENTINE S: Chrysolite
2-    AMPHIBOLRS :
Ø    Gosidolite (amiante bleu)
Ø    Amosite (amiante marron)
Ø    Trémolite et actinote
Ø    Anthophyllite
D-    TRAVAUX EXPOSANTS:
1-    EXTRACTION ET TRAITEMENT DU MINERAL :
2-    INDUSTRIE TEXTILE : vêtements anti-feu, cloisons, tenture anti-feu
3-    FABRICATION DES PRODUITS AMIANTE-CIMENT : couvertures et tuiles pour toiture, citernes, tuyaux sous pression, conduits de ventilation, gaines d’évacuation, panneaux, gouttières,  
4-    MANIPULATION DES PRODUITS D’AMIANTE : bâtiment et construction
5-    FABRICATION DES MATIAUX DE FRICTION : disque d’embrayage, garnitures de frein
ASBESTOSE :
E-    DEFINITION :
Pneumoconiose provoquée par l’inhalation prolongée des fibres d’amiante, caractérisée par une fibrose pulmonaire interstitielle et linéaire
 Apparat après exposition de 10 – 20 ans
 Délai plus court si empoussiérage  
F-    SIGNES CLINIQUES :
Ø    Dyspnée, toux, douleurs thoraciques (réaction pleurale)
Ø    A un stade avancé : hippocratisme digital, cyanose des extrémités
G-    SIGNES RADIOLOGIQUES : tardifs, d’interprétation difficile
Ø    Fibrose linéaire par opposition à la fibrose nodulaire de la silicose
Ø    Au début aspect réticulé fin prédominant aux bases, aspect en « toile d’araignée »
Ø    Plus tard association des micro nodules, aspect en « verre de pilé »  
H-    EPREUVES FONCTIONNELLES RESPIRATOIRES :
Ø    Spirométrie : trouble restrictif : CV diminué
Ø    Réduction de la capacité de transfert alvéolo-capillaire des gaz DLCO
Ø    Réduction de l’oxygénation du sang artériel (hypoxie)
I-    SIGNES BIOLOGIQUES : Etude microscopique de l’expectoration
Ø    Fibres d’amiante
Ø    Corps asbestosique ou « curious bodies » : nouvelle dénomination « corps ferrugineux »
Excellente corrélation entre la présence de corps asbestosique dans l’expectoration et les signes fonctionnels et radiologiques
PATHOLOGIES PLEURALES BENIGNES :
Ø    Pleurésie asbestosique
Ø    Plaques pleurales et calcifications pleurales
PATHOLOGIES TUMORALES :
J-    MESOTHELIUM PLEURAL:
Ø    Pop générale environ 1/10000 décès
Ø    Sujets exposés 5% de décès
Ø    Délai : 20 – 40 ans après le début de l’exposition
Ø    Rôle du tabac constaté
K-    CANCER BRONCHIQUE :
Ø    Risque : 6 – 10
Ø    Rôle du tabac + + +
L-    CANCER EXTRA PULMONAIRE :
Ø    Mésothélium péritonéal
Ø    Cancer de l’estomac, du colon
Ø    Cancer de l’ovaire
Ø    Cancer du larynx  






RISQUES LIES A L’EXPOSITION
AUX PESTICIDES


INTRODUCTION :
Ils sont partout : dans les aliments, l’eau, l’air, notre sang, lait maternel ; ils sont aussi là où on les attend le moins
  On commence seulement a entrevoir leurs inquiétantes conséquence à long terme : cancer, baisse du système hormonal, des mal formation congénitales
CONTAMINATION DE NOTRE ENVIRONNEMENT PAR PESTICIDES :
  Les pesticides pulvérisés sur les cultures n’atteignent pas en totalité leur cible, on estime que lors de la pulvérisation 25-75% des quantités appliquées partent dans l’atmosphère, ce qui entraîne une contamination de l’air, les brouillards et les pluies
  Les eaux souterraines sont extrêmement touchés, ceux de surface sont très fréquemment polluées
  L’OMS évalue à 20000 décès chaque année dus aux pesticides dans le monde
  Ces accidents sont particulièrement fréquent dans les payes en voie de développement où l’on emploie les pesticides les plus dangereux (le plus souvent interdit en Europe et USA) sans précaution et où il existe des stocks importants de pesticide obscelète exporté par les payes développés
CLASSIFICATION :
A-    HERBICIDES : employer dans la lutte contre les mauvaises herbes, on peut les classer selon :
1-    EFFETS :
Totaux : chlorate de soude
Sélectives : carbamate
2-    ACTION :
Ø    Contacte : acide sulfurique
Ø    Action interne : phytohormone
3-    COMPOSITION :
Ø    Chimique : minéraux
Ø    Organique : DSNCO, phytohormone
B-    FONGICIDES :destiner à lutter contre les divers champignons et moisissures, parasites des plantes, des semences et des graines. Ils sont classés en :
Ø    Minéraux : soufre et cuivre en poudre
Ø    Organique : organomercuriel, chlorophénol
C-    INSECTICIDES : utilisés dans la lutte contre les insectes, classés selon :
1-    MECANISME D’ACTION :
Ø    Au niveau des voies respiratoires : acide cyanhydrique
Ø    Au niveau de l’épithélium intestinal : composées arsenicaux
Ø    Au niveau de la cuticule : DDT
Ø    Par absorption de la sève imprégnée de toxique : organophosphorés
2-    COMPOSITION CHIMIQUE :
Ø    Minéraux : composés arsenicaux, acide cyanhydrique
Ø    Organique : organochlorés, carbamate
D-    RODENTICIDES : utiliser dans la lutte contre les vertébrés nuisibles et sont classés en :
Ø    Gazeux : anhydride sulfureux
Ø    Minéraux : scille et la strychnine
Ø    Organique : anticoagulants, coumauni
MODE D’UTILISATION DES PESTICIDES : leurs mode d’utilisation dépend de l’état physico-chimiques du produit
E-    ETAT SOLIDE: sous forme de poudre, cristaux, granulé ; ils sont essentiellement épandus à la volée
F-    ETAT LIQUIDE : s/forme de concentrés ou dilués, l’épandage par atomiseur  
G-    ETAT GAZEUX : injection dans les sols, fumigation dans les serres
PRINCIP    ALES INTOXICATIONS :
H-    HERBICIDES :
1-    PHYTOHORMONES :
a-    Métabolismes : Absorption cutanée, Métabolisme rapide,
élimination essentiellement urinaire
b-    Intoxication aiguë :
Trouble vasomoteurs et digestifs
Troubles du rythme cardiaque
Troubles neurologiques dominent le tableau clinique : paralysie, hypotonie musculaire généralisé, Coma
c-    Intoxication chronique :
Troubles pharyngés, respiratoires, hépatiques, neurologiques
Effets expérimentaux : impureté, tétrachlorodibenzodioxine sont hautement toxique, cancérogène et tératogène
2-    DIPIRYDILIQUES : PARAKAT
a-    Intoxication aiguë :
Ø    Atteinte pulmonaire avec fibrose pulmonaire
Ø    Néphrite tubulo-interstitielle
Ø    Asphyxie en 3 semaine et mort
b-  Intoxication chronique : Altération unguéale, Lésions oculaires, Troubles respiratoires
I-    FONGICIDES :
1-    ORGANOMERCURIELS : utiliser pour la conservation des semences ;
  L’ingestion d’une dose unique est responsable de troubles digestifs, néphrite tubulo-interstitielle, atteinte respiratoire
  L’atteinte chronique entraîne une encéphalopathie avec un syndrome cérébelleux, dyskinésie, tremblements caractéristiques
2-    ARSENIC : utiliser comme insecticide et fongicide ; il donne une polynévrite, hyperkératose, cancers cutané et viscéraux
J-    INSECTICIDES :
1-    ORGANOPHOSPHORES :  tableau 02
2-    CARBAMATES : certains ont une activité anticholinestérasique réversible (30mn avec le Carbaryl). Toxicité aiguë analogue à celle des organophosphorés
3-    ORGANOCHLORES :
a-    Toxicité aiguë :
Ø    Troubles digestifs : nausées, vomissements, diarrhée
Ø    Troubles neurologiques : céphalée, tremblements des extrémités,
a-    Toxicité chronique :
Des polynévrites ont été rapportés ainsi que des troubles hépatique et neurologiques
Mais surtout des accidents sanguins d’origine médullaire (anémie, leucopénie, ..) ainsi que des hémolyses avec hépatochlore
PREVENTION :   Tableau 02








POLYNEUROPATHIES TOXIQUES
D’ORIGINE PROFESSIONNELLE


NOUVEAU CONCEPT :
Polyneuropathie remplace le terme de polynévrite, atteinte bilatérale et symétrique des neurones périphériques des membres ; il existe 03 types :
Les axonopathie
Myélinopathie (atteinte de la gaine de myéline)
Neuropathies (point de départ siège dans le corps cellulaire)
DIAGNOSTIC :
Mise en évidence de la polyneuropathie
Recherche de l’agent en cause
1-    DIAGNOSTIC DE LA POLYNEUROPATHIE :
A-    CLINIQUE :
Syndrome sensitivomoteur et trophique bilatéral et symétrique sans distribution radiculaire (sans signes d’atteinte des racines rachidiennes) :
Troubles moteurs
Troubles sensitifs
Troubles trophiques
B-    PARA CLINIQUE : examens électrophysiologiques et biopsie neuromusculaire :
E.M.G : qui montre une diminution de la vitesse de conduction nerveuse
Etude des réponses réflexes : T(tendon) ; F(fibre afférent) ; F(excitation des neurones) : diminution des réponses réflexes
Biopsie neuromusculaire
2-    CLASSIFICATION :
A-    NON DOULEUREUSES :
Plumbs : saturnine
Tératochlorethane
TOCP
B-    DOULEUREUSES :
Hexane
Arsenic
Désulfure de carbone
Sels de thallium
Méthyl-n-butycétone  
ETIOLOGIES :
3-    POLYNEUROPATHIE SATURNINE :
A-    CLINIQUE :
Polyneuropathie motrice ; paralysie anté-brachiale, pseudo-radiale touchant les extenseurs et respectant le long supinateur
Le déficit intéresse surtout l’extenseur commun des doigts épargnant l’extenseur propre des 2° et 5° doigts
Aggravation avec atteinte de tous les extenseurs (main en col de cygne)
Plus rarement :
o    Atteinte des membres inférieurs
o    Atteinte de type Duchenne-ERB (muscle de l’épaule)
o    Atteinte de type ARAN- Duchenne (éminence tenas et hypotenas : main de singe)
o    Atteinte des nerfs crâniens
B-    DIAGNOSTIC :
a-    Exposition professionnelle :
Ø    Metallergie du plomb et du zinc
Ø    Industrie des accumulateurs
Ø    Imprimerie
Ø    Fabrication de munition
Ø    Utilisation d’alliage du plomb
b-    Signes associes :
Ø    Liseré gingival de Burton(dépôts grisâtre au niveau des gencives :sulfure de plomb)
Ø    HTA(toxique vasculaire)
Ø    Colique de plomb (douleurs abdominale intense pouvant simuler une douleur chirurgicale)
Ø    Anémie
Heme

Protoporphyrine

Coproporphyrine

Uroporphyrine

Porphobilinogène

ALA
Le plomb inhibe ses enzymes, on aura anémie microcytaire hypochrome hypersidérémique
c-    Rapport de laboratoire :
Ø    Dosage du plomb sanguin et urinaire : élevé
Ø    Plomburie provoquée : le plomb augmente dans les urines après utilisation d’un chélateur : EDTA
Ø    Dosage de l’acide Delta-amino-levulinique urinaire (ALAU)
4-    TETRACHLORETHANE :
Ø    Polyneuropathie motrice d’installation brutale rapide
Ø    Paralysie et atrophie musculaire prédominante au niveau des inter osseux des pieds et des mains
Ø    Rechercher une exposition lors de l’utilisation comme : solvants de graisse ; intermédiaires chimiques (production d’un autre produit chimique)
5-    TOCP: Triorthocrésyl phosphore : ester organophosphoré, utiliser comme plastifiant et stabilisant des huiles industrielles
Ø    Historiquement plusieurs épisodes d’intoxication :
o    1930 (USA) limonade frelatées
o    1940 (Suisse)
o    1959 (Maroc) consommation d’huiles frelatées
Ø    Dégénérescence axonale distale et myélinique secondaire
Ø    Symptômes neurologiques apparaissent à 20jours après l’ingestion : atteinte motrice mixte périphérique et atteinte pyramidale
6-    HEXANE:
A-    EXPOSITION :
Ø    Essences spéciales A, B, C
Ø    Utilisation de colles à base de  n-hexane (fabrication des ceintures et des chaussures)
B-    CLINIQUE :
Ø    Polyneuropathie sensitivomotrice touchant les 04 membres
7-    ARSENIC:
A-    EXPOSITION :
Ø    Industrie des colorants
Ø    Insecticides (viticulteurs) : production de la vigne, le vin  
B-    CLINIQUE :
Ø    Polyneuropathie motrice
Ø    Signes associés :
1.    Hyperkératose palmoplantaire qui fera le siège d’un cancer de la peau
2.    Striation unguéales de Mees
3.    Mélanodermie : aisselles, thorax, cou
4.    Alopécie
8-    DISULFURE DE CARBONE:
A-    EXPOSITION :
Ø    Solvants : nettoyage
Ø    Industrie de la soie artificielle : procédé viscose
Ø    Opération d’extraction des huiles et des graisses
Ø    Vulcanisation à froid du caoutchouc
B-    CLINIQUE :
Ø    Polyneuropathie sensitivomotrice affectant surtout les membres inférieurs
Ø    Signes associés :
1.    troubles psychiques : mélancolie, hallucinations, manie, démence..
2.    troubles visuels : névrite optique retro bulbaire
3.    syndrome strio-pallidal : syndrome de Parkinson
4.    perte du désire sexuel
9-    SELS DE THALLUIM :
Ø    Plus accidentelle que professionnelle, utilisé
o    Milieu industriel : joaillerie optique
o    Milieu domestique : rodenticides
Ø    Atteinte sensitivomotrice distale prédominant aux membres inférieurs
Ø    Douleurs pseudo-goutteuses intolérables des gros orteils
Ø    Troubles moteurs discrets
Ø    Alopécie : argument diagnostic majeur au 10°jours
Ø    Parfois contexte neurologique central avec insomnie et activité délirante
10-    METHYL-N-BUTYLCETONE :
Ø    Fabrication de films plastiques colorés
Ø    Dégénérescence axonale
Ø    Atteinte périphérique symétrique motrice et sensitive touchant les 04 membres


MODES D’INTERVENTION

DEFINITION :
   C’est l’ensemble des techniques, méthodes et mesures prisent pour neutraliser, prévenir les risques professionnels (éviter la survenue d’accident, maladie professionnelle et décès)
CRITERES DE CHOIX DES MODES D’INTERVENTION :
Critères légales
Critères d’efficacité préventive
Critère d’impact de la solution
Critères de stabilité
Critère de coût  
MODES D’INTERVENTION :
A-    INTERVENTION A LA SOURCE :
1-    Entretien préventif :
a-    Développement :
Ø    Jusqu’à 1950 : utilisation de la machine jusqu’à l’arrêt pour la réparation ou déclasser
Ø    Entre 1970-1980 entretien préventif à horaires fixes
Ø    A l’avenir : entretien préventif par pronostic : 02 méthodes :
o    Ferrographie
o    Analyse des vibration
b-    Avantages :
Ø    Augmentation de la longévité, productivité des équipements
Ø    Diminution des accidents, pertes de production
Ø    Amortissement des coût => période allongée
c-    Différents types :
Ø    Tenue des lieus : activité quotidienne
o    Locaux du travail : ordre, propreté, éclairage, liberté d’accès
o    Fosses, trappes, caniveaux : fermeture, garde corps
o    Etat des gardes corps, résistance
o    Stockage, rangement des produits
o    Etat des murs, porte, fenêtre ….
Ø    Entretien périodique de courte durée : 15 –16 jours
Ø    Arrêt manuel ou entretien préventif à longue durée : remise en état de marche des équipements et des structures
2-    Modification du post : on cherche a adapté le meilleur compromis :
Ø    La hauteur du plan de travail adapter aux dimensions des travailleurs et à la nature du travail
Ø    Le siège doit répondre aux caractéristiques anatomiques, physiologique du travailleur et à la nature du travail  
3-    Modification des matériaux et matière première : substitution des matières premières en moins toxique, et matériaux
4-    Modification du procédé :
5-    Modification des outils : il faut que les outils soient conçus de façon à maintenir vos mains et vos poignets dans la meilleure posture que si vous les laissez pendre au repos
6-    Modification des machines :


7-    Interventions organisationnelles :
a-    Politique des achats :
b-    L’organisation du travail :
Ø    Contraintes gestuelles : simplicité, répétitivité = monotonie  
Ø    Contraintes temporelles : cadences et rythmes imposés = fatigue due à la surcharge mentale
Ø    Horaire du travail : horaires alternés
B-    INTERVENTION ENTRE LA SOURCE ET LES PERSONNES:
1-    Barrière et gardes : protection contre les dangers mécaniques et autres dangers
2-    Procédures sécuritaires : affichage préventif
3-    Equipement de la protection individuelle :
C-    INTERVENTION AU PRES DES PERSONNES :
1-    Formation :
Ø    Cours de formation professionnelle, cours généraux de sécurité et des cours spécifiques
Ø    Simulation des tâches et des accidents
2-    Incitatifs : c’est l’ensemble d’actions ou de techniques poussant à assurer la sécurité et l’hygiène vis-à-vis des risques professionnels
3-    Concours : suggestion des correctifs
4-    Choix des personnes : sélection






ALVIOLITES ALLERGIQUES

INTRODUCTION :
  Ce sont des réactions broncho-pulmonaires immunologique secondaire à une inhalation des composés antigéniques végétaux ou animaux par des sujets sensibilisés ; s’accompagnent de l’apparition dans le sang des antigènes circulants précipitants ou précipitimes qui présentent une des manifestations de la maladie et aussi un outil de diagnostic intéressant
  Les circonstances d’exposition sont multiples et donnent pour chacun d’elle un nom particulier à l’affection
  L’hypersensibilité retardée (dépôt de complexe immun, activation immunologique ou non du système complémentaire) et l’hypersensibilité cellulaire sont jugés responsables des désordres
Synonymes :
Pneumopathie interstitielle d’hypersensibilisation
Pneumopathie immunologique extrinsèque
Granulomatose exogène allergique
DIAGNOSTIC :
A-    CRITERES CLINIQUES :
1-    Forme récente aiguë :
Ø    Fréquence faible de 10 à20% des cas
Ø    Allergie pseudo grippal qui associe : malaise, fièvre, toux sèche, polypnée superficielle, râles fins crépitants diffus
Ø    Révélation de façon paroxystique semi retardée 4 à 10h après le début de l’exposition au risque
Ø    La régression en 24 à 72h si le contact n’est pas renouvelé ; réapparition des crises identiques lors d’une nouvelle agression
2-    Forme récente sub aiguë :
Plus fréquentes, 60 à 80% des cas
Manifestations moins paroxystiques sur fond de dyspnée d’effort et d’amaigrissement
3-    Forme ancienne chronique :
10 à 15% des cas, évolution insidieuse progressive
dyspnée d’effort croissante puis au repos, toux sèche, amaigrissement constant, asthénie, râles crépitants diffuses, cyanose, hippocratisme digital, décompensation cardiaque avec hypoxie  
B-    CRITERES RADIOLOGIQUES :
1-    Dans les formes récentes :
Une radiographie normale n’élimine pas le diagnostic
Miliaire typique diffuse, à grains fins et moyens, bien dispersés dans tout le territoire, parfois confluents
Infiltration pulmonaire en plage ou en macro nodule
La régression se fait en 15 jours à 01 mois après l’évection
2-    Dans les formes chroniques :
Réticulation de fond
Micro nodules
Travées
Image micro kystique du poumon en rayon de miel
Fibrose interstitielle diffuse indélébile
C-    CRITERES FONCTIONNELS RESPIRATOIRES :
Spirométrie : syndrome restrictif pur
Gaz du sang : hypoxémie normo ou hypocapnique avec une alcalose respiratoire compensée
 Test de transfert de CO : chute plus ou moins marquée de la DLCO
D-    CRITERES IMMUNOLOGIQUES :
Dosage sérologique à la recherche d’Ac précipitants
Tests cutanés allergiques : les extrait antigéniques spécifiques donnent une réaction immédiate ;  la réaction semi retardée de bonne valeur à la 4° et la 6° heure ne serait présente que chez les sujets porteurs de précipitimes. Une grande difficulté pour préparer des solutions pures non irritantes
Tests cellulaires : test d’inhibition de migration des leucocytes (TIML) ; tests de transformation lymphoblastiques (TTL)  
Tests d’inhalation :
o    Technique d’administration délicate réserver aux sujets séronégatifs et aux cas de discussion médico-légale
o    Inhalation d’aérosols des substances jugées responsables
o    Test réaliste reproduisant le geste professionnel
E-    LAVAGE BRONCHOPULMONAIRE :
Apport indiscutable pour le diagnostic, donne un profil cytologique et biochimique assez spécifique (alvéolites lymphocytaires)
F-    CRITERES HISTOLOGIQUES :
Biopsie transbronchique ou courte thoracotomie
CIRCONSTANCES ETIOLOGIQUES :
  L’appellation de la maladie est en fonction des circonstances d’exposition et non de l’antigène en cause, le nombre de ces maladies voisine la cinquantaine :
Poumon de fumier : causé par les poussières de foin moisi le plus souvent parasité par les thermoactinomycètes
Maladie des éleveurs d’oiseaux
Fièvre des humidificateurs et climatiseurs : actinomycète thermophile
Maladie des champignonnistes
Bagassose : provoquer par la manipulation de la carrière à sucre
Subérose : manipulation de liège
Maladie des minotiers : farine de blé parasité
Poumon de Malt-Workers: orgel
Maladie des fromagers: poudre de bleu (pénicillium caseh)





ASTHME PROFESSIONNEL


GENERALITES :
  L’asthme est une affection dyspéisante bronchique en rapport avec un état obstructif dont l’intensité est variable
  L’asthme professionnel est un asthme acquis en milieu de travail après un temps de latence et en rapport avec l’exposition à un agent spécifique polluant l’atmosphère de poste du travail
  C’est un problème actuel, l’asthme professionnel acquis une grande importance en milieu professionnel en raison de :
Sa fréquence de plus en plus élevée
La diversité croissante des facteurs étiologiques
La multiplicité probable des mécanismes en cause
Les difficultés de diagnostic aux quelles sont souvent confrontées les médecins du travail
ASPECTS CLINIQUES :
A-    SYMPTOMATOLOGIE :
  L’asthme professionnel se développe après une durée d’exposition variable allant de quelque mois à plusieurs années
  L’asthme professionnel se caractérise par la survenue de paroxysme de dyspnée bronchique sibilante dans :
Ø    Les premières heures du travail
Ø    La soirée ou la nuit qui suit le travail
Il est cependant fréquent que l’asthme s’exprime sous la forme de phénomène bronchique : toux, expectoration
  Certains sujets récupèrent une bonne fonction au début de la journée du travail, en fin de semaine et durant les journées de repos ; mais le plus souvent l’aggravation va se poursuivre au fil du temps
B-    EVOLUTION :
Une guérison sans séquelles peut être observée après évection du risque surtout en présence des caractéristiques suivantes : sujet jeune (moins de 30 ans), exposition de moins de 10 ans, maladie évoluant depuis moins de 5 ans
A l’inverse l’aggravation est à craindre chez les sujets plus âgés, exposés de façon prolongée dont la symptomatologie évolue depuis de nombreuses années ; crises répétées, syndrome d’obstruction permanente nécessitant un traitement continu
DIAGNOSTIC :
C-    IDENTIFICATION DE L’ASTHME :
1-    Clinique : basée sur le constat d’une crise paroxystique de dyspnée sibilante
2-    Radiographie : pratiquée au moment de la crise montre une hyperclarté de l’ensemble des plages thoraciques, le diaphragme bas bloqué en inspiration, les côtes horizontales en barreaux d’échelle
3-    Explorations fonctionnelles respiratoires :
  Permet la mise en évidence d’un syndrome obstructif variable dans le temps réversible soit spontanément soit après l’inhalation d’un Béta-2-adrénergique ou après administration de broncho-dilatateur et/ou corticoïde
 La mise en évidence d’une hyperéactivité bronchique non spécifique après inhalation de médiateurs chimiques ce test est d’un grand intérêt dans les formes atypiques lorsque le sujet est relativement calme
D-    DEMONSTRATION DE L’ORIGINE PROFESSIONNELLE :
1-    Clinique :
  Le problème est facilement résolu lorsque les troubles surviennent exclusivement sur les lieux du travail souvent immédiatement après l’exposition à un ou plusieurs allergènes réputés et facilement identifier par le malade
  Le plus souvent la démonstration de l’origine professionnelle est émaillée de  difficultés due à :
Ø    La chronologie exposition-survenue des troubles qui n’est pas évidente
Ø    Crises prolongées et persistant bien après l’arrêt de l’exposition
Ø    Crises différées avec dyspnée non immédiate survenant au cours de la soirée ou la nuit qui suit le travail
Ø    Crises reproduisant toutes les nuits pendant une durée plus ou moins prolongée
Ø    Crises survenant après plusieurs jours d’exposition
Ø    Difficulté d’identification de l’agent étiologique
2-    Tests de provocation bronchique spécifique : deux techniques utilisées :
a-    Test réaliste :
  Ces épreuves sont effectuées en laboratoire d’exploration fonctionnelle respiratoire, le sujet étant installé dans une cabine, on tentera de reproduire l’acte ou le geste professionnel incriminé et l’exposition aux substances mise en cause d’une manière aussi réaliste que possible
  Des spirométries sont effectués avant l’exposition, puis répété durant plusieurs heures après l’exposition de manière à pouvoir enregistrer une éventuelle chute significative des débits expiratoires
  Des précautions sont à prendre :
Ø    Tests sont contre indiqués en cas d’insuffisance respiratoire subaiguë ou chronique ou d’hypersensibilité cholinergique sévère
Ø    Arrêt de toute médication susceptible de modifié la réactivité du sujet
b-    Test dit réaliste-réaliste :
  Effectuer sur les lieux même du travail à l’aide d’un spirographe portable, on enregistre les débits expiratoires de pointe à différent moment de la journée et à des endroits différents
3-    Tests cutanés :  intérêt limité, seul les grosses molécules peuvent être utiliser
ETIOLOGIES :
  Les produits sensibilisants sont nombreux et extrêmement variés et sont retrouvés dans pratiquement tous les secteurs d’activité
  Les facteurs généraux de la sensibilisation :
Ø    La sensibilité dépend de la concentration, de l’homogénéité des allergènes, de la durée d’exposition et de la taille des particules
Ø    Les agents irritants jouent un rôle facilitant la sensibilisation spécifique
  Les macromolécules : pour les produits biologiques, la diversité des étiologies possible, la plupart des substances végétales manipulées , toute les émanations des animaux peuvent être sensibilisante
  Les agents chimiques : de très nombreux composés, dits électrophiles sur le plan chimique et aussi des métaux faisant partie des éléments de transition capable d’affecter des liaisons chimiques forte avec des protéines peuven,t être responsable d’asthme
  On observe ses asthmes avec une fréquence croissante dans les industries chimiques et pharmaceutiques, dans la préparation des matières plastiques, dans les métallurgie, la recherche, la coiffure, l’agriculture moderne
EMPLOIS A RISQUE CLASSIQUE :
métiers de contact avec les céréales et farines
Industrie de bois : cèdre rouge, cèdre de l’Est(bateau)
Imprimerie : gomme arabique
Détergents : bacillus subtillis
Soudage de l’aluminium
Industrie pharmaceutique : peni, ampi , céphalosporine, macrolide, tétracycline…
Industrie plastique :
Industrie des métaux : chrome, nickel, mercure…
Sels de platine : électroplacage, photographie, fabrication d’écran fluorescent
Agents chimiques divers : persulfate, chloramine…


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MessagePosté le: Jeu 23 Déc - 00:18 (2010)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Sam 25 Déc - 11:58 (2010)    Sujet du message: module de medecine de travail Répondre en citant

merci bcp , mais le programme a changé .
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 08:53 (2016)    Sujet du message: module de medecine de travail

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